Auto-entrepreneur : déclarer ses revenus en 2019

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Gagnez du temps et simplifiez-vous la vie ne perdez plus de temps avec l’administratif.

C’est l’heure de déclarer vos revenus. Vous avez facturé vos clients en 2018, il est maintenant temps d’indiquer à l’administration fiscale le montant du chiffre d’affaires que vous avez perçu (hors taxes annuelles). Mais attention ! Il existe deux régimes fiscaux : le régime fiscal classique de droit commun et le régime optionnel du prélèvement libératoire de l’impôt sur le revenu. Le choix est défini lors de la création de votre auto-entreprise. Vous pouvez vous référer à vos déclarations URSSAF afin de connaître le régime auquel vous êtes soumis.

Le régime classique : le prélèvement à la source

En tant qu’auto-entrepreneur, l’administration fiscale vous considère comme un entrepreneur individuel soumis à l’impôt sur le revenu dans les catégories suivantes :

  • bénéfices industriels et commerciaux (micro-BIC) pour une activité commerciale ou artisanale ou
  • bénéfices non commerciaux (micro-BNC) pour une activité libérale.

Le montant du chiffre d’affaires annuel bénéficie d’un abattement fiscal forfaitaire pour vos frais professionnels. Le montant varie en fonction de vos activités :

  • 71 % du CA pour les activités d’achat-revente ou de fourniture de logement ;
  • 50 % du CA pour les autres activités relevant des BIC ;
  • 34 % du CA pour les BNC.

Il vous faudra alors reporter le montant de votre chiffre d’affaires encaissé brut sans abattement (BIC) ou de vos recettes (BNC) dans la déclaration de revenus complémentaire n°2042-C Pro, dans les parties :

  • « revenus industriels et commerciaux professionnels / Régime micro BIC » ou
  • « revenus non commerciaux professionnels / Régime micro BNC » en fonction de votre activité.

2019 : une année spéciale Votre déclaration faite en 2019 pour vos revenus de 2018 est une déclaration spéciale. En effet, 2018 est considérée comme une « année blanche », suite à l’arrivée du prélèvement à la source. L’impôt est maintenant prélevé sous forme d’acomptes mensuels ou trimestriels. Ils sont calculés sur la base de votre déclaration de revenus.

Pour éviter une double imposition, l’année 2018 dite « blanche » efface via un crédit d’impôt les revenus « non exceptionnels ». Seul les revenus exceptionnels (indemnités de licenciement, primes de départ à la retraite, primes/gratifications sans lien avec le contrat de travail…) seront imposés pour l’année 2018. Le caractère exceptionnel sera aussi défini en comparant vos bénéfices des années 2015, 2016 et 2017.

Exemple proposé par le site du gouvernement :

	en 2015, votre bénéfice est de  20 000 €
	en 2016, votre bénéfice est de 26 000 €
	en 2017, votre bénéfice est de 18 000 €

En 2018, votre bénéfice est plus élevé que les 3 années précédentes : 32 000 €. 

En 2019, seule la partie des bénéfices 2018 qui dépasse le plus élevé des bénéfices des 3 dernières années est imposable soit : 32 000 € - 26 000 € = 6 000 €

Le régime optionnel : le prélèvement forfaitaire libératoire

Ici, votre impôt sur le revenu est prélevé lors du paiement de vos cotisations sociales à l’URSSAF mensuellement ou trimestriellement. Contrairement au régime classique qui applique un taux variable en fonction de vos revenus, l’administration impose un taux fixe en fonction de votre secteur d’activité :

  • 1 % pour les entreprises de vente ou de fourniture de logement
  • 1,7 % pour les entreprises réalisant des prestations de service
  • 2,2 % pour les titulaires de bénéfices non commerciaux.

Même si vous avez déjà renseigné votre chiffre d’affaires lors de vos déclarations URSSAF, il vous est aussi demandé de remplir la déclaration de revenus complémentaire n°2042-C Pro dans l’espace « Auto-entrepreneur ayant opté pour le prélèvement obligatoire ».

La déclaration de revenus est une étape obligatoire pour toutes les micro-entreprises. Maintenant que vous êtes au point, à vous de jouer !