Blog Auto-Entrepreneur

Toutes les actualités et les idées autour de l'auto-entreprise et du travail freelance sont dans ce Blog Auto Entrepreneur.

L’Etat français s’attache à faire des économies et c’est autour de l’ACRE (l‘aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise) de voir sa formule évoluer. Le coup de pouce apporté aux auto-entrepreneurs en janvier 2019 n’aura pas tenu longtemps.

Versée aux créateurs/repreneurs d’entreprises et aux micro-entrepreneurs, l’exonération de charges sociales va connaitre une diminution drastique.

Avec une mise en vigueur le 1er octobre, la réforme s’étalera sur 3 ans. Initialement, l’exonération accordée permettait une réduction des charges sociales de 75%, 50% puis 25% sur les trois premières années d’activité.

Suite à la réforme, les taux seront les suivant : 50%, 25% et 10%. Ils seront appliqués jusqu’en 2022. Au-delà, les nouveaux auto-entrepreneurs ne pourront bénéficier que d’une exonération de 50% la première année de leur activité. L’objectif est de réaliser une économie de 200 millions d’euros la première année d’application, puis 600 millions à terme.

Vous souhaitez lancer? Nous sommes là pour vous accompagner dans les démarches de création d’une auto-entreprise et répondre à toutes vos questions relatives aux charges sociales et à leur exonération.

Même en tant qu’auto-entrepreneur, le code général des impôts vous impose l’émission d’une facture dès 1€ euro facturé. Qu’il s’agisse de la vente d’un produit ou d’une prestation de service, certaines règles sont à respecter et à faire figurer sur votre facture.

Vous avez la possibilité de concevoir vos factures sur Excel ou passer par un logiciel spécialisé. Sachez qu’avec bonjourautoentrepreneur.fr, vos factures sont générées automatiquement en fonction des informations que vous avez fournies lors de la création de votre micro-entreprise, il suffit ensuite de les compléter.

Mentions et informations obligatoires d’une facture

- Identité de l’auto-entrepreneur :
Nom et prénom de l’auto-entrepreneur
Adresse
Numéro SIREN suivi du numéro d’immatriculation et de la ville d’implantation du RCS

- Identité du client/acheteur :
Nom ou dénomination sociale
Adresse

Sur bonjourautoentrepreneur.fr, vous pouvez pré-enregistrer vos clients afin de les retrouver facilement.

- Date d’émission de la facture

- Numéro de facture : c’est un numéro unique de type 1, 2, 3, 4 par exemple. Une facture validé ne pourra jamais être modifiée. Il faudra passer par un avoir pour l’annuler.

- Désignation des produits et services : Présentez un produit ou service par ligne et indiquer la quantité et le prix unitaire.

Sur bonjourautoentrepreneur.fr, vous pouvez pré-enregistrer vos produits et les retrouver rapidement.

- Prix : c’est le prix total de la prestation ou des produits HT.

- TVA : Rajouter la mention “TVA non applicable, art. 293B du CGI”. L’auto-entrepreneur ne facture pas de TVA en dessous d’un certain montant de TVA. Si vous dépassez les seuils. Il faudra alors ajouter le taux de TVA et le montant en bas de vos factures avant le montant total à payer.

- Remise : une ligne qui permet d’indiquer les remises ou rabais en pourcentage sur votre prix total.

- Pénalités de retard : vous pouvez indiquer les modalités en cas de risque de retard de paiement.

- Conditions d’escompte : si vous le souhaitez vous pouvez appliquer une remise supplémentaire en cas de paiement anticipé. Si ce n’est pas le cas placez la mention : « Pas d’escompte pour règlement anticipé”.

- Références bancaires : vous avez la possibilité d’indiquer vos informations bancaire de type IBAN ou un ordre spécial lors du paiement par chèque.

- Mention spéciale : pour les artisans dans le BTP, certaines mentions sont obligatoires (décanales, auto liquidation…)

Modèle de facture

Ne cherchez pas plus loin. Bonjourautoentrepreneur.fr vous permet de remplir automatiquement vos factures et de les envoyer à vos clients en deux clics. Nous vous accompagnons à chaque étape, de la création à la déclaration en passant par la facturation. Vous pouvez essayer dès maintenant notre offre gratuite et éditer votre première facture !

La question du salaire net revient régulièrement lorsque l’on décide de créer son auto-entreprise. Combien vais-je toucher à la fin du mois ? C’est une interrogation qui peut paraître simple de premier abord mais qui nécessite d’être décortiquée pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

Une fois votre micro-entreprise créée, vous voilà fin prêt à générer du chiffre d’affaires. Ce dernier correspond à toutes les rentrées d’argent que vous aurez facturé et espérons le… encaissé. ;) Ce chiffre d’affaires est à différencier du salaire net que vous allez percevoir. En effet, il faut prendre en compte différentes variables qui seront à soustraire du chiffre d’affaires.

Les cotisations sociales

Tout d’abord, les cotisations sociales. En fonction du type d’activité que vous exercez, l’administration fiscale (URSSAF) percevra un pourcentage de votre chiffre d’affaires.

Il n’est jamais mauvais de rappeler les taux de cotisations :

  • Vente de marchandises : 12,8% + 0,1% de cotisation pour la formation professionnelle (CFP) = 12,9%.
  • Prestation de services artisanaux : 22% + 0,3% de CPF = 22,3%.
  • Prestation de services : 22% + 0,2% de CPF = 22,2%.

A cela vient s’ajouter l’impôt sur le revenu. Si vous avez opté pour le prélèvement libération de l’impôt, il sera prélevé en même temps que vos cotisations sociales (+1% pour la vente de marchandises, +1,7% pour les services artisanaux, +2,2% pour la prestation de services.)

Si ce n’est pas le cas, il faudra bien penser à rapporter votre chiffre d’affaires encaissé sur votre déclaration de revenu. Nous vous avons déjà détaillé tout cela dans un article sur la déclaration de revenu de l’auto-entrepreneur.

Les charges courantes

Vous voilà donc avec un chiffre d’affaires qui a déjà bien réduit. Mais il reste encore des éléments à prendre en compte… vos charges du quotidien. Vous avez forcement des dépenses fixes ou non que vous ne pouvez pas éviter. On parle ici, d’un loyer pour un co-working, d’un forfait mobile, de vos frais de déplacements…

Toutes ces petites dépenses sont importantes pour le fonctionnement de votre auto- entreprise. Mais mis bout à bout ça peut faire beaucoup.

Les vacances

Vous êtes motivé, votre auto-entreprise va cartonner, mais n’oubliez pas que vous allez probablement prendre quelques jours de congés. Vous n’allez pas travailler 7j/7 au risque de l’épuisement. Prenez donc en compte lors de votre calcul que vous ne travaillerez pas 365 jours mais plutôt 228 (week-ends, jours fériés et vacances décomptées.)

Vous voilà enfin avec votre salaire net. Sachez qu’en 2015, l’INSEE dans son étude sur l’auto-entreprise avait révélé que le salaire moyen d’un auto-entrepreneur était de 440 euros par mois. Un chiffre à relativiser, néanmoins, car les auto-entreprises sont souvent créées en parallèle d’une activité salariale.

Formule du salaire net de l’auto-entrepreneur : CA (chiffre d’affaires) - (Prélèvements sociaux/Impôt (max 22,3%) + Charges courantes) / 228 = Taux journalier moyen

Chaque cas est différent, c’est donc à vous de jouer et calculer votre salaire net.

L’auto-entreprise c’est une grande aventure, votre salaire à la fin du mois ne sera jamais identique d’un mois sur l’autre. Cela nécessite une bonne organisation et de l’anticipation. Bonjourautoentrepreneur.fr est là pour vous accompagner pas à pas. Créez votre auto-entreprise dés maintenant !

En tant qu’étudiant, vous souhaitez arrondir vos fins de mois ou financer vos études. Vous avez entendu parler du statut d’auto-entrepreneur (qui porte maintenant le nom de micro-entrepreneur) et souhaitez sauter le pas. Ce statut permet en effet de démarrer une activité rapidement, nous vous en avons parlé dans un article dédié à la création d’une auto-entreprise. Être étudiant et auto-entrepreneur c’est possible. Voici tout ce qu’il faut savoir pour créer son auto-entreprise quand on est étudiant.

Majeur ou mineur

En premier lieu il faut bien définir la différence entre les étudiants majeurs et les étudiants mineurs. Si vous avez plus de 18 ans, aucun souci, vous pouvez profiter du statut d’auto-entrepreneur sans contraintes. En revanche, si vous n’avez pas encore l’âge légal, il y a une distinction à prendre en compte : l’émancipation.

Etudiant mineur non-émancipé : il peut exercer une activité libérale non réglementées (graphiste, développeur web…) ou une activité artisanale spécifique (nettoyage de véhicules, jardinage, cours d’informatique à domicile…). La loi interdit par contre à un mineur non-émancipé d’exercer une activité commerciale.

Etudiant mineur émancipé : Il peut exercer une activité libérale non réglementée ou artisanale. Il peut également exercer une activité commerciale (sous réserve de l’approbation du juge de tutelle ou du président du Tribunal de Grande Instance).

La domiciliation

La domiciliation permet de recevoir tous vos documents administratifs. Plusieurs choix s’offre à vous. Le plus simple est de domicilier votre auto-entreprises au domicile de vos parents. Vous pouvez également choisir votre domicile ou opter pour un service payant de domiciliation d’entreprise.

Fiscalité et imposition

Si vous avez entre 18 et 25 ans vous avez la possibilité de faire une demande d’ACRE afin de bénéficier d’une réduction de vos charges sur 3 ans. Ensuite, vous serez soumis au taux de prélèvement classique à savoir : 12,8% du chiffre d’affaires pour les activités de vente de marchandises et de 22% du chiffre d’affaires de l’auto-entrepreneur pour les prestations de service.

A ces charges viendra s’ajouter l’imposition sur le revenu. Il faudra choisir entre deux solutions :
- déclarer ses revenus seul : vous sortez du foyer fiscal de vos parents et vous déclarer vos revenus seul. Préférez le prélèvement libératoire (impôts payés en même temps que les charges) afin d’éviter les mauvaises surprises.

- être rattaché au foyer fiscal de ses parents : vos revenus sont alors additionnés à ceux de vos parents et à inscrire sur leur déclaration de revenu. Attention, ceci peut engendrer un changement de tranche fiscale. Faites bien vos calculs.

Le cumul des statuts étudiant et auto-entrepreneur

Cumuler les deux statuts n’aura pas de conséquences instantanées sur les aides dont vous bénéficiez (CAF, APL, bourses du CROUS).

CAF
Pour la CAF, rien ne change, vous serez toujours considéré comme un étudiant. En revanche, votre déclaration de revenu peut avoir un impact sur la sommes que vous perceviez.

APL
Les APL sont calculées sur votre déclaration de revenu N-2. Votre nouveau statut d’auto-entrepreneur aura donc un impact sur le montant dont vous aviez droit uniquement dans deux ans.

Bourses
De la même manière les bourses versées par votre CROUS sont calculées en fonction de la déclaration de revenu N-2. Pensez à bien réaliser vos calculs en amont en prenant compte de votre situation (rattachement au foyer parental ou non…)

La sécurité sociale

Le statut d’étudiant vous permet de conserver votre Sécurité Sociale ou celle de vos parents. C’est à dire que les remboursements et l’assurance maladie ne sera pas pris en charge par le régime des indépendants. Néanmoins lors du paiement de vos charges, une cotisation sociale sera bien perçue par l’URSSAF.

Etre étudiant et auto-autrepreneur c’est donc possible. N’attendez plus pour vous lancer. Nous sommes là pour vous accompagner pendant les démarches de création et la gestion de votre auto-entreprise

Vous débutez ou vous êtes un auto-entrepreneur chevronné. Encaisser les règlements de ses clients reste toujours une épreuve. Vous pouvez tout à fait accepter des espèces pour commencer, mais vous serez vite limité (pas d’encaissement au-dessus de 1000€). Voici donc, les différentes solutions qui s’offrent à vous afin de récupérer les montants qui vous sont dus.

Le chèque

C’est le moyen de paiement le plus courant chez les indépendants. Il est facile et rapide à récupérer auprès de vos clients. Le chèque est une preuve physique du paiement et regroupe toutes les coordonnées de votre interlocuteur. L’avantage reste le contact humain avec le client lorsque vous venez récupérer votre chèque à la fin du mois. Vous pouvez également utiliser le chèque pour morceler un gros montant que vous avez facturé avec votre auto-entreprise. En revanche, l’inconvénient principal réside dans le fait de se déplacer à la banque pour déposer ses chèques et aussi de tomber sur un chèque sans provision. :s

Le terminal de Carte Bleu

C’est un moyen simple mais souvent onéreux lorsque vous devez passer par un établissement bancaire pour encaisser vos clients. Heureusement pour vous, il existe des start-up qui ont pensé à vous. Les sociétés Sum Up ou iZettle proposent de petits terminaux mobiles qui se connectent sur votre smartphone via bluetooth. Le téléphone, équipé de l’application qui va bien, est connecté en 3G et effectuera les transactions lorsqu’une carte bleue sera en contact avec votre terminal mobile. Vendu 19€, le boîtier est simple à transporter et fonctionnera toujours dès lors que votre smartphone sera connecté au réseau 3G. Pour se rémunérer, Sum Up et iZettle s’accordent une commission de 1,75% sur chaque vente. À vous de revoir vos tarifs en conséquence.

Le virement

Très connu des auto-entrepreneurs, vous avez la possibilité d’indiquer sur les factures éditées avec bonjourautoentrepreneurs.fr vos coordonnées bancaires (si vous n’avez pas encore de compte pro, voir notre sélection de banques pour auto-entrepreneurs. Le virement bancaire est le moyen le plus sécurisé pour récupérer vos paiements auprès de vos clients. Il n’y a pas de montant limité et les virements sont généralement effectifs sous une semaine. C’est simple et gratuit. Seul inconvénient, c’est le client qui a la main sur le timing, d’où la prochaine proposition…

Le prélèvement

L’outil en ligne GoCardless, vous offre la possibilité de prélever directement votre client selon la récurrence de votre choix. Vous définissez votre offre via la plateforme et invitez votre contact à procéder à l’ordre de prélèvement directement en ligne. Vous pouvez ensuite suivre via une interface toutes vos transactions et ne plus vous soucier des rentrées d’argent. GoCardless s’offre 1% de commission sur la transaction plafonnée à 2€ maximum.

C’est maintenant à vous de peser le pour et le contre, en fonction de votre organisation et de la récurrence des encaissements de vos clients. Certaines solutions s’adapteront mieux à la vie d’un freelance et d’autres à de petits commerces. Néanmoins, vous avez maintenant toutes les cartes en main pour facturer et encaisser vos clients.

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