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Actualités et idées autour de l'auto-entreprise et du travail freelance.

Comment tenir sa comptabilité en micro-entreprise

La comptabilité d’un auto-entrepreneur présente un avantage de taille : elle est simple. Très simple. Mais ce n’est pas une raison pour la négliger. Vous vous devez d’être rigoureux dans ce domaine, et pas seulement pour votre tranquillité d’esprit (et celle de votre trésorerie).

Les chiffres comptables fournis par l’auto-entrepreneur sont les données sur lesquelles l’administration s’appuie pour vous connaître. Si vous vous trompez, si vous rendez des comptes erronés, les impôts, l’URSSAF et les autres organismes se tromperont aussi sur vous. Ce qui ne jouera pas en votre faveur.

Quelles sont les obligations comptables de l’auto-entrepreneur ?

En tant qu’auto-entrepreneur, vous avez nettement moins de livres comptables à tenir que pour n’importe quelle autre forme d’entreprise. Ce qui ne signifie pas que vous devez complètement les ignorer et négliger votre comptabilité auto-entrepreneur.

Votre première obligation, c’est de posséder un compte bancaire complètement dédié à votre activité. Attention, il ne s’agit pas obligatoirement d’un compte professionnel. Selon la législation, un compte personnel peut suffire. Ce qui importe, c’est que les entrées et sorties sur ce compte soien uniquement réservées à votre activité (y compris votre rémunération).

Et vous devez aussi tenir compte de ces mouvements d’argent. Principalement les entrées, d’ailleurs, car les frais ne sont pas déductibles en auto-entreprises. Et c’est là que s’intègre votre deuxième obligation.

Cette deuxième obligation, c’est la tenue d’un livre des recettes (qui centralise donc toutes les informations liées à l’argent qui arrive sur votre compte. Nous détaillerons ce livre plus loin).

La troisième est de présenter des factures complètes à vos clients.

Comment tenir son livre des recettes ?

Le livre des recettes est LE document comptable qui vous sera essentiel en cas de vérification ou de contrôle. Il doit présenter toutes les rentrées d’argent que vous encaissez, et ce, dans le détail. C’est ainsi que vous devrez indiquer :

  • le montant précis ;
  • la manière dont il a été encaissé (espèces, chèque, virement) ;
  • la date où il est intégré sur votre compte ;
  • le nom du client qui vous a réglé ;
  • la facture concernée (numérotée, et présentant le détail des prestations ou des produits vendus).

Appuyez-vous sur vos relevés bancaires pour remplir votre livre des recettes : c’est un outil pratique et fiable pour rester à jour.

Ce livre des recettes ne peut pas être modifié. Vous pouvez le tenir en format papier, ou en format numérique (via un logiciel comptable, en ligne ou non), du moment qu’il reste infalsifiable. Vous devrez aussi le conserver pendant dix ans.

Votre livre des recettes vous servira aussi à établir vos déclarations mensuelles ou trimestrielles de chiffre d’affaires. N’oubliez pas : vous déclarez uniquement l’argent perçu. Ce qui vous permet de ne pas payer de cotisations sur des sommes que vous n’avez pas gagnées.

Si votre activité concerne la vente de produits, vous devrez également tenir un registre des achats, qui vous permettra de tenir compte de vos dépenses. Sur le modèle du registre des dépenses, ce livre devra indiquer les montants payés, les dates et modes de règlements et les références des pièces justificatives (comme les factures).

Quelles mentions sont obligatoires sur les factures de la comptabilité d’un auto-entrepreneur ?

En tant que professionnel, vous devez être à même de présenter des factures à chacun de vos clients.

Certaines mentions sont obligatoires sur ces factures :

  • votre numéro de Siren ;
  • les termes qui indiquent que vous n’êtes pas assujetti à la TVA « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » ;
  • vos coordonnées ;
  • le détail de la prestation ou du produit vendu ;
  • le nom du client.

Vous serez attentif à conserver ces factures pendant dix ans (cela peut être sous format dématérialisé, du moment que vous en prévoyez une copie de sauvegarde).

Comment devenir rédacteur web freelance

Parmi les métiers du web, celui qui demande le moins de matériel et d’investissement semble être celui de rédacteur web freelance. Pour autant, ce métier nécessite d’autres outils : de véritables compétences sont attendues. Dans un univers ultra concurrentiel où il faut savoir faire ses preuves, voici la bonne manière de devenir un véritable créateur de contenu.

Quelles sont les compétences nécessaires pour être rédacteur web ?

Si tout le monde est capable d’aligner des mots sur le clavier, il faut néanmoins un peu plus de talent et de travail pour devenir rédacteur web. Un rédacteur de contenu pour internet devra, au minimum :

  • posséder une véritable maîtrise de l’orthographe et de la grammaire (le seul recours aux logiciels de correction, du type Antidote, ne saurait suffire, même s’il fait partie des outils indispensables dans ce métier) ;
  • être capable de synthétiser de multiples sources d’information (et donc de se documenter) ;
  • savoir construire un texte qui soit à la fois intéressant, clair et concis ; maîtriser des techniques de référencement web, utiles pour le SEO.

Comment démarrer une carrière de rédacteur freelance ?

Sans expérience, difficile de se faire connaître et de trouver des clients, quel que soit le domaine. La première étape est donc de faire étalage de votre talent en tant que rédacteur et il existe plusieurs options (complémentaires) qui vous permettront d’obtenir ce résultat :

  • tenir votre propre blog (où vous démontrerez à la fois votre expertise dans un domaine choisi, mais également votre manière d’écrire) ;
  • rédiger des articles en tant qu’invité pour d’autres blogs (ce qui vous permettra d’élargir votre réseau de connaissances) ; obtenir des missions sur des plateformes de rédaction.

Ces plateformes servent à centraliser les demandes de clients, et donc à vous exercer en tant que rédacteur web. Parmi elles, vous trouverez ainsi Redacteur.com, Greatcontent.fr, ou TextMaster… pour n’en citer que quelques-unes. L’avantage de ce type de plateformes est qu’elles vous évitent de devoir démarcher des clients. Mais elles prennent aussi un pourcentage plus ou moins important des montants facturés à ces clients, et vous pourriez ne pas vous y retrouver gagnant au final.

Quel type de contenu aurez-vous à produire ?

La rédaction web englobe aujourd’hui de nombreux types de textes différents. Parmi les plus couramment demandés, vous pourriez avoir à écrire :

  • des fiches produits : descriptions et avantages de différents produits pour des sites marchands ;
  • des articles de blogs : sur des secteurs concernant vos clients, ces textes sont proches d’un travail journalistique, même si un angle plus ou moins précis peut vous être demandé ;
  • des pages d’accueil ou de présentation : pour mettre en avant une activité ou un service.

Le lien avec le community management poussera de nombreux clients à demander également de courts textes d’introduction, qui pourront être partagés sur les réseaux sociaux.

Le métier de rédacteur web est donc très varié, et la plupart d’entre eux exercent en freelance. Pour vous démarquer, vous aurez tout intérêt à vous positionner en tant qu’expert dans un domaine précis, ce qui vous permettra de trouver des missions en adéquation avec vos goûts tout en vous aidant à mieux vous faire connaître.

Combien gagne un développeur web freelance ?

Si les développeurs web sont de plus en plus nombreux à s’installer en freelance, ce n’est pas seulement pour être leur propre patron, mais aussi parce qu’ils y gagnent financièrement. Pour déterminer le salaire qui sera atteint dans ce métier, il faut aussi apprendre à facturer correctement ses clients.

Quel est le salaire moyen d’un développeur web freelance ?

Chaque année, ou presque, des études sont menées afin de connaître le tarif moyen des freelances dans tous les métiers du web. Celui de développeur a donc aussi été scruté de près, d’autant que c’est un secteur en plein déploiement actuellement. Le baromètre Malt indique ainsi un tarif moyen de 463 € par jour, avec des écarts assez importants entre les développeurs qui démarrent et proposent parfois des tarifs très bas (à partir de 120 € par jour) et des professionnels expérimentés qui peuvent facturer plus de 800 € par jour. Néanmoins, il ne faut pas autant compter que ce salaire sera constant tout au long du mois : tous les jours ne sont pas des jours travaillés. Ou, du moins, pas des jours facturés.

Comment calculer son salaire mensuel en tant que développeur ?

Vous savez déjà qu’un autoentrepreneur doit déduire environ 22 % de charges sociales sur tous les montants qu’il reçoit. Vous pourrez donc déjà systématiquement ôter environ un quart des montants facturés dans le calcul de votre salaire final. Mais ce ne sont pas les seules charges à prendre en compte. Chaque mois, vous aurez à payer une location de bureau (si vous travaillez en extérieur), des frais de déplacement, de téléphone et même d’hébergement de site web (le minimum pour un développeur qui veut démontrer ses compétences). Il s’agit là de chiffres clairs, que vous pouvez additionner. D’autres sont cachés. Vous devrez ainsi penser à l’amortissement de votre matériel : en travaillant dans l’informatique, vous devez pouvoir compter sur un ordinateur réactif et efficace, et sur une tablette qui l’est tout autant pour effectuer vos démonstrations en extérieur. Pour vous, il ne pourrait être question de garder la même vieille bécane pendant dix ans. Et donc, vous aurez à renouveler régulièrement votre matériel. Encore un coût que vous avez tout intérêt à anticiper. Tous ces frais s’accumulent. Pour autant, vous ne pouvez pas simplement les amputer de vos factures, en vous basant sur un tarif journalier, pour déterminer votre salaire. Parce que vous ne travaillerez pas tous les jours.

Comment passer d’un tarif journalier à un salaire mensuel ?

En moyenne, sur un mois de trente jours, il faut compter seulement une vingtaine de jours ouvrés (en partant du principe que vous conserverez vos week-ends). Mais tous ne seront pas consacrés au développement. Par ailleurs, vous souhaiterez sans doute aussi prendre des vacances. Il faut également compter au moins quelques jours chaque mois pour le démarchage, ainsi que pour les démarches administratives (envoi de factures, comptabilité, déclarations diverses…). Et personne ne peut être à l’abri d’une maladie ou de jours où, simplement, vous serez entre deux clients. Par conséquent, les 251 jours moyens qui pourraient être travaillés dans l’année sont alors plus proches des 130 à 160 jours réels. Pour fixer votre taux journalier moyen, celui que vous facturerez à vos clients, vous devrez donc anticiper ces jours-là aussi dans votre calcul. Vous trouverez des simulateurs en ligne, comme celui de Kob-one qui vous permet de déterminer, à partir du salaire mensuel net que vous souhaitez obtenir, quel tarif journalier vous devez facturer à vos clients. Après, ce sera à vous de ne pas sous-estimer le nombre de jours nécessaires pour mener à bien vos missions. En vous basant sur les tarifs moyens de la profession, vous saurez alors ce que vous pouvez espérer obtenir comme salaire réel. Mais n’oubliez pas : c’est vous qui déterminerez combien vous allez gagner. Uniquement par votre travail et par les tarifs que vous déciderez d’appliquer.

Quel est le salaire moyen d’un autoentrepreneur

Il est très difficile de parler de salaire moyen pour les micro-entrepreneurs en sachant que ce type d’entreprise recouvre un grand nombre de réalités différentes. Entre ceux qui n’ont créé leur microentreprise que pour générer un revenu d’appoint et ceux qui en vivent réellement, entre les activités de service et celles de commerce, les salaires sont loin d’être les mêmes. Néanmoins, l’Insee s’est penché sur le sujet et un certain nombre de statistiques permettent d’établir un tableau de l’auto-entrepreunariat et de ses salaires en France.

À combien s’élève le revenu moyen d’un entrepreneur

En France, en 2014, une personne non salariée dégageait en moyenne 2 510 euros par mois de son activité. Ce chiffre évolue fortement selon la région de l’entrepreneur : il est ainsi beaucoup plus élevé à Paris et dans la moitié nord du pays, en corrélation souvent avec le coût de la vie, sans pour autant pouvoir réduire cette disparité à cette interprétation. L’environnement économique joue un rôle important : une forte densité de population, un meilleur niveau de vie des habitants ou encore un faible taux de chômage participent à l’amélioration des revenus des non-salariés. Mais les personnes non salariées ne sont pas uniquement des autoentrepreneurs. Et les chiffres ne sont pas tout à fait les mêmes pour eux.

Un salaire moyen très bas pour les autoentrepreneurs mais…

Toujours d’après l’Insee, et sur la même période de temps, les autoentrepreneurs ne retirent en moyenne que 410 euros par mois de leur activité. Un salaire très bas, mais qui cache une autre réalité : fin 2014, près d’un auto entrepreneur sur trois cumulait cette activité avec un travail salarié. Par ailleurs, sur la même époque, les plafonds de revenus de l’autoentreprise étaient considérablement moins élevés que maintenant. Il faut ainsi noter qu’en 2015, pour la première fois depuis six ans, les revenus moyens des autoentrepreneurs augmentaient, de 6 % en moyenne.

Comment se répartissent les chiffres d’affaires des autoentreprises ?

Le problème principal des statistiques, c’est qu’elles incluent, nous l’avons vu, des résultats très disparates. En creusant un petit peu, des calculs un peu plus fins apparaissent. Ainsi, selon un pointage réalisé par l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss), le chiffre d’affaires trimestriel moyen des autoentreprises était de 3 664 € en 2017. Parmi elles, les deux tiers gagnaient moins de 9 000 € par an… et 10 % déclaraient un chiffre d’affaires supérieur à 26 000 €.

Quelles sont les microentreprises qui dégagent les salaires les plus élevés ?

Les autoentreprises existent dans de nombreux domaines différents… à tel point que les codes Siret ne recouvrent pas toujours assez rapidement les nouveaux métiers qui se créent. Néanmoins, les études permettent de déterminer quels secteurs comptent parmi les plus dynamiques. À l’heure actuelle, il s’agit des microentreprises implantées dans les transports, la santé, les activités immobilières, le nettoyage et l’hébergement-restauration.

Il faut cependant noter que le salaire moyen augmente avec la durée de vie de l’autoentreprise et que les nouveaux plafonds des microentreprises devraient considérablement faire évoluer ces moyennes dans les années à venir.

Les trois règles des cotisations pour les auto-entrepreneurs

La micro-entreprise possède un avantage certain sur tous les autres types d’entreprises : les démarches administratives sont grandement simplifiées. Depuis l’étape de la création jusqu’aux déclarations à effectuer régulièrement. Néanmoins, être auto-entrepreneur ne vous dispense pas de cotisations sociales. Voilà tout ce que vous devez savoir sur le sujet.

Jamais plus que ce que vous gagnez

Les prélèvements sociaux s’effectuent automatiquement, chaque mois ou chaque trimestre, en fonction du chiffre d’affaires que vous déclarez. Ce qui signifie qu’il est mathématiquement impossible que vous vous retrouviez à payer plus que ce que vous avez gagné. Sauf dans le cas où vous avez acheté beaucoup (trop) de matériel, car seules les factures encaissées sont prises en compte, pas celles que vous avez vous-même dû régler. Le pourcentage qui vous sera prélevé dépend cependant de votre type d’activité, justement afin d’éviter au maximum cet écueil.

Cotisations sociales auto-entrepreneur par type d’activité en 2018

Activité principaleCotisations socialesTaux de CFPTotal
Vente de marchandises12,80 %0,1 %12,9 %
Prestation de services BIC (artisanale)22 %0,3 %22,3 %
Prestation de services BNC (commerciale)22 %0,2 %22,2 %
Libérale22 %0,2 %22,2 %

Un zéro n’est pas perdant

Cette règle découle directement de la précédente. Si vous n’avez réalisé aucun chiffre d’affaires pendant un mois (ou un trimestre), vous ne serez soumis à aucun prélèvement de cotisations sociales. Mais ceci, uniquement si vous avez indiqué le chiffre zéro lors de votre déclaration (eh oui, une activité inexistante ne vous dispense pas d’effectuer cette démarche obligatoire). En cas d’oubli, vous devrez vous acquitter d’une pénalité de 49 € (et cela pour chaque déclaration manquante). Il est donc plus que conseillé de prendre les quelques minutes nécessaires pour remplir votre déclaration en ligne le moment venu. Ou, si vous avez décidé de ne plus poursuivre votre activité, d’en signaler l’arrêt aux autorités compétentes (là encore, cette formalité est maintenant simplifiée grâce aux services en ligne).

Attention : si votre activité ne génère aucun chiffre d’affaires pendant 24 mois consécutifs, vous perdrez le bénéfice du statut d’autoentrepreneur.

Sachez pourquoi vous payez

Vous déclarez votre chiffre d’affaires à l’Urssaf. Cet organisme sera également celui qui encaissera vos charges sociales. Elles servent à financer votre couverture sociale en tant que profession indépendante et vous ouvrent des droits pour les prestations suivantes :

  • assurance maladie /maternité
  • cotisation supplémentaire d’’ndemnité journalière
  • CSG/CRDS
  • cotisation allocation familiale
  • cotisation retraite de base
  • cotisation au titre de la retraite complémentaire obligatoire
  • cotisation au régime d’’nvalidité et décès

Depuis 2011, la Contribution à la Formation Professionnelle (CFP) s’ajoute également à ces cotisations. Ce qui vous permet, par ailleurs, de pouvoir suivre des formations financées par les organismes compétents, en fonction de votre activité.

Comme vous le voyez le calcul des cotisations sociales est simple, automatique, et adapté à la situation financière de votre micro-entreprise. Sur les formulaires, vous pourrez également déclarer le montant généré par les activités annexes, si l’activité principale de votre microentreprise ressort d’un cadre différent (par exemple, si vous effectuez des prestations de service tout en vendant du matériel).