Blog

Actualités et idées autour de l'auto-entreprise et du travail freelance.

Comment trouver des clients : auto entrepreneur, le digital est la solution

Monter son entreprise, c’est souvent se lancer dans l’inconnu. Vous avez des idées, mais aurez-vous des clients ? La réponse sera « oui, bien sûr… si vous faites ce qu’il faut pour y arriver ». Voici quelques-unes des techniques les plus réussies pour trouver des clients comme auto entrepreneur, même en partant de zéro. Vous en connaissez peut-être déjà certaines. Appliquez-les toutes !

Utilisez votre réseau

Vous croyez ne connaître personne. C’est là que vous avez tort. Vous possédez déjà de nombreux porte-paroles qui seront ravis de vanter vos qualités. Qui ? Votre famille, vos amis, vos anciens camarades d’école, votre boulangère, vos voisins… Maintenant que vous avez décidé de vous mettre à votre compte, il faut le faire savoir. Donc : parlez de ce que vous faites. Dès que l’occasion se présente. Il n’est pas question d’abrutir vos connaissances, juste de placer dans la conversation que vous exercez en tant que… complétez avec votre nouveau métier.

Si vous craignez d’être intrusif à l’oral, envoyez un mail à tout votre carnet d’adresses pour annoncer cette bonne nouvelle. En y incluant bien sûr toutes vos coordonnées et en invitant les gens à les partager. Qui sait si la meilleure amie de votre petite cousine n’a pas justement besoin de vos services !

Soyez toujours prêt à communiquer

Vous devez vous rendre visible. Et cela commence d’abord par la proximité. Il est temps de modifier la signature de vos emails pour y inclure l’adresse de votre site internet, voire votre logo. Oui, y compris pour votre boîte mail personnelle. Personne ne vous en voudra et cela aidera aussi à vous faire connaître.

Pensez aussi à un petit tampon ou des autocollants qui vous permettront d’ajouter ces données sur vos courriers papier. Ils passent entre de nombreuses mains avant d’atteindre leur destinataire, pourquoi ne pas en profiter ?

De même, gardez en permanence des cartes de visite sur vous, vous ne saurez jamais à l’avance quand vous pourrez en avoir besoin.

Montrez-vous sur internet

Internet est devenu aujourd’hui un incontournable de toute stratégie de communication. Même une microentreprise (et j’aurais tendance à dire « surtout une microentreprise ») peut en tirer profit. Il vous faudra au minimum un site, mais aussi des profils sur les réseaux sociaux.

Au départ, il ne sera peut-être pas pertinent d’investir sur tous les réseaux simultanément. Sélectionnez celui ou ceux sur lesquels votre cible est la plus présente et agissez principalement sur ces derniers. Des photos, des vidéos, des posts… Multipliez les interventions pour ajouter de l’animation à votre actualité.

Et, d’ailleurs, vous pouvez agir de même directement sur votre site. Un blog d’entreprise permet de présenter de nombreux articles qui vous positionneront comme un expert et vous aideront à vous faire connaître (surtout s’ils sont partagés et commentés). N’hésitez pas non plus à signer des articles sur d’autres sites que les vôtres, afin de profiter de leur propre réseau.

Allez à la rencontre des gens

Le contact direct est souvent la meilleure approche pour convaincre un éventuel client. Vous aurez tout intérêt à rejoindre un groupe d’entrepreneurs de votre région, voire à participer à des salons professionnels si cela est cohérent. Parlez avec les autres, apprenez à pitcher le service que vous proposez en deux phrases… Et vous ne tarderez pas à signer de nouveaux contrats.

Une fois vos premiers clients trouvés, vous ne tarderez pas à en gagner d’autres, grâce au bouche-à-oreille. Et si vous en profitiez pour demander à ces précurseurs de rédiger quelques mots pour noter leur satisfaction, que vous intégrerez sur votre site ? La promotion, votre promotion, se travaille en permanence !

Comment gérer un contrôle Urssaf en tant qu'autoentrepreneur

Ce doit être une vieille résurgence du temps où vous étiez sur les bancs de l’école : quand vous entendez le mot « contrôle », vous avez des palpitations et vous vous demandez ce que vous avez oublié. Si le mot Urssaf est accolé dès le premier, vous vérifiez votre compte en banque en espérant avoir assez de réserves pour payer les pénalités.

Pourtant, ce n’est pas la peine de paniquer : depuis les dernières modifications de la loi concernant ces contrôles, même les autoentrepreneurs peuvent les aborder (presque) sereinement.

Dans quel cas un autoentrepreneur peut être contrôlé ?

L’Urssaf, c’est l’organisme auprès duquel vous vous êtes déclaré lorsque vous avez lancé votre activité. Il est aussi celui auquel vous signalez chaque mois ou chaque trimestre votre chiffre d’affaires. Vous avez donc des contacts réguliers avec lui, bien que distants.

En tant que microentrepreneur, il existe trois situations pour lesquelles vous pouvez subir un contrôle :

  • un oubli de déclaration du chiffre d’affaires
  • une déclaration erronée ou partielle de votre chiffre d’affaires
  • des faits de travail dissimulé.

Nous allons revenir sur ces différentes éventualités.

Avez-vous bien déclaré votre chiffre d’affaires ?

La déclaration de chiffre d’affaires est une obligation légale. C’est à partir d’elle que vos cotisations sociales sont calculées, de même que le montant de votre imposition ou vos futurs droits à la retraite. Même si vous exercez une autre activité à côté, en tant que salarié par exemple, et que vous ne gagnez que 20 € par mois, vous ne pouvez pas y déroger.

Les oublis sont assez mal perçus par l’administration et feront l’objet d’un contrôle. Vous serez prévenus deux semaines à l’avance et vous devrez produire l’ensemble de vos factures et tous les documents demandés afin de faire l’état des lieux de votre activité.

Les déclarations erronées, ou partielles, peuvent survenir. Elles font l’objet d’un redressement dans 30 % des cas, ce qui est un chiffre similaire à celui constaté pour les TPE et PME. Le montant moyen du redressement était de 577 € par autoentrepreneur contrôlé en 2011 pour un millier de contrôles menés à terme (voir le rapport de l’Igas et de l’IGF sur l’évaluation du régime de l’autoentrepreneur).

Les autres cas sont ceux où vous dépassez le plafond fixé. Étant donné qu’il vient d’être réévalué, le risque reste mesuré.

Autoentrepreneur ou salarié déguisé ?

L’Urssaf peut considérer que votre activité est du salariat déguisé si

  • un client unique est votre principale source de revenus
  • il existe un lien de subordination et de contrôle entre vous.

La situation sera encore aggravée si vous devez justifier de vos horaires ou travailler dans les locaux du client, ou si vous étiez auparavant l’un de ses salariés.

Cependant, dans ces cas de figure, le « fautif » qui devra justifier de ses actes est le client, pas l’autoentrepreneur. Le cas échéant, vous pourriez recevoir des arriérés de salaires et de protection sociale, si le principe du salariat est confirmé par les enquêteurs.

Depuis 2018, le droit à l’erreur vous permet de ne pas être systématiquement pénalisé si vous prouvez votre bonne foi lors d’un premier contrôle. Il n’y aura cependant pas autant de patience pour les cas de récidive alors n’hésitez pas, le cas échéant, à demander quelles sont les erreurs que vous avez commises.

Déclaration mensuelle en tant qu'autoentrepreneur

Les formalités sont peu nombreuses pour les autoentrepreneurs. Mais il en existe une à laquelle vous ne pouvez pas déroger : la déclaration de votre chiffre d’affaires. Elle peut être effectuée de manière trimestrielle ou mensuelle. Opter pour une déclaration mensuelle pour un auto entrepreneur est sans doute le choix le plus simple, et nous allons vous expliquer pourquoi… et comment procéder.

Comment devez-vous déclarer votre chiffre d’affaires

Dès que vous avez reçu votre numéro de Siret, vous pouvez inscrire votre autoentreprise sur Net-entreprises. Ce site a été créé afin de faciliter et de moderniser toutes vos démarches liées à l’Urssaf. Depuis ce portail, vous pourrez déclarer votre chiffre d’affaires et inscrire votre RIB pour que vos charges sociales, directement calculées à partir de celui-ci, soient automatiquement prélevées.

Attention : nous parlons bien de votre chiffre d’affaires. Celui qui vous a été réglé uniquement (pas vos factures en attente de paiement), et sans tenir compte d’aucune charge (non déductibles pour les autoentreprises).

Selon votre situation, vous devrez l’inscrire dans la ligne correspondant aux activités de commerce, de service ou aux professions libérales (le montant de vos charges sociales varie selon votre activité). Les prélèvements sociaux seront effectués à la fin de chaque période (l’échéance sera indiquée sur le site).

Pourquoi opter pour une déclaration mensuelle

Le fait de choisir une déclaration mensuelle de votre chiffre d’affaires vous évitera plusieurs écueils. Le premier, et le plus grave, étant celui de l’oubli. Il est beaucoup plus évident de vous rappeler que, chaque mois, vous devez effectuer votre déclaration qu’une fois tous les trois mois. L’habitude est plus facile à prendre dans la première situation.

Ensuite, le montant des charges étant lié au montant déclaré, il sera peut-être plus évident pour vous de payer une petite somme chaque mois qu’une plus élevée chaque trimestre. De même, vous éviterez de considérer cet argent comme de la trésorerie qui dort sur votre compte bancaire pendant trois mois.

Par ailleurs, vous vous simplifierez les calculs et les recherches, la plupart des logiciels de comptabilité vous fournissant d’un simple clic le montant mensuel de votre chiffre d’affaires. Et vous serez également plus vigilant sur l’évolution de votre entreprise en la suivant de près, mois après mois.

À quel moment devrez-vous effectuer votre déclaration

Malgré ce conseil de vous appuyer sur la déclaration mensuelle, vous constaterez, au lancement de votre microentreprise, que vous n’aurez pas à effectuer de déclaration avant que plusieurs mois ne se soient écoulés. Ce délai est uniquement valable pour la première déclaration, afin de vous laisser le temps de trouver vos premiers clients et d’asseoir votre entreprise.

Vous aurez ensuite à effectuer la même procédure chaque mois. Si l’échéance limite est fixée à la fin du mois, nous ne saurions trop vous conseiller de la réaliser dès le début de celui-ci. Afin, encore une fois, d’éviter les oublis et de pouvoir commencer le mois suivant sans arriérés de tâches à réaliser.

Cette déclaration est obligatoire. C’est elle aussi qui vous servira pour votre déclaration d’impôts, quelques mois plus tard. Assurez-vous de ne pas la négliger en l’intégrant sur votre calendrier ou en intégrant une alarme automatique sur votre agenda. Un simple rappel qui vous évitera de perdre votre énergie sur une action qui, chaque mois, ne vous demandera finalement que quelques petites minutes de votre temps.

Les meilleurs logiciels pour auto-entrepreneurs

 

 

Gérer une entreprise implique un certain nombre de tâches plus ou moins passionnantes. L’un des gros avantages de l’informatique, c’est que vous pouvez disposer d’un nombre conséquent d’outils pour vous simplifier la vie. Vous pouvez effectuer votre propre recherche, comparer les avantages et inconvénients des différents logiciels disponibles sur le marché, les tester et valider vos choix. Ou vous pouvez gagner du temps et vous appuyer sur la liste que nous avons concoctée pour vous !

Suivre vos démarches commerciales

 

 

Un CRM est un logiciel qui vous aide à garder la trace de toutes vos démarches de prospection et/ou commerciales. Il permet de partager les informations nécessaires entre plusieurs membres de l’équipe, de ne pas oublier les échanges antérieurs ni les relances à effectuer.

Pipedrive, que vous pouvez tester gratuitement, est l’un des logiciels les plus complets par rapport à l’ensemble de cette démarche. Son point fort repose sur toutes les applications qui peuvent s’intégrer et échanger avec, ce qui vous permet de centraliser toutes vos démarches.

 

Gérer vos tâches et travailler en équipe

 

Échanger en équipe, savoir qui fait quoi, garder la trace des informations, des date-lines, des projets… Vous n’allez pas tarder à avoir besoin d’un outil qui garde trace de toutes les tâches à effectuer, et qui vous permet d’intégrer les personnes nécessaires à chaque niveau, voire d’échanger des messages sur celles-ci.

Asana permet de créer des équipes, des tâches, de garder un calendrier, de vous transmettre les dossiers. Là encore, ce logiciel en ligne peut collaborer avec de nombreuses autres applications existantes.

 

Envoyer vos mailings

 

Très rapidement, vous aurez à envoyer des mailing. Soit pour vos newsletters, soit pour vos offres commerciales.

Si le logiciel gratuit Mailchimp peut sembler très bien pour débuter, vous pouvez aussi vous tourner vers un outil français, ce qui facilite les démarches et vous permet un accompagnement au top. Sarbacane propose des offres adaptées à vos besoins et est complet quant au suivi proposé, notamment par rapport au taux d’ouverture de vos campagnes.

 

Un logiciel de facturation

 

Si vous avez créé votre auto-entreprise, c’est que vous comptez engranger du chiffre d’affaires. Pour cela, vous serez donc amené à éditer des factures et à suivre votre comptabilité. Factures qui doivent comporter des mentions légales, comme votre numéro de Siret, ou le fait que vous n’êtes pas assujetti à la TVA.

De nombreux logiciels permettent de créer des factures et aussi de suivre leurs règlements.

Certains sont plus adaptés que d’autres aux micro-entreprises. Vous pourrez ainsi vous appuyer sur Bonjour Auto-entrepreneur, un logiciel de gestion complet développé en partenariat avec In Extenso, leader français de l’expertise-comptable auprès des très petites entreprises.

Il vous permet :

  • d’éditer des devis et factures conformes à la législation et de les envoyer à vos clients en un instant.
  • de gérer vos encaissements de chiffre d’affaires, de suivre leur avancée et de relancer les clients en retard.
  • de réaliser vos formalités administratives. Ne vous souciez plus de vos déclarations de chiffre d’affaires obligatoires chaque mois ou trimestre, elles s’effectuent automatiquement !

 

Cette petite liste d’outils indispensables pour démarrer votre activité devrait déjà vous être utile. Ensuite, vous pourrez continuer à vous développer et à en tester d’autres. Pensez néanmoins toujours à vous intéresser à l’aspect multi-tâches des logiciels, et à leur compatibilité avec ceux que vous utilisez déjà. C’est de cette manière que vous gagnerez réellement du temps !

Community Manager freelance : quel salaire pouvez vous envisager ?

Le plus difficile, quand on travaille à son compte, c’est d’estimer la juste rémunération pour les tâches effectuées. Devez-vous opter pour un taux horaire, journalier, quels sont les barèmes du métier… En tant que community manager freelance, vous aurez aussi à vous poser ces questions. Tout en sachant qu’il n’existe pas de montant clé qui correspond à tout le monde, voici quelques pistes pour vous guider.

Quel est le salaire moyen d’un community manager freelance ?

Chaque année, des études sont réalisées afin d’établir les profils types de différents métiers du net. Nombre d’hommes et de femmes, répartition géographique… Les réponses à ces questions n’ont aucun impact pratique, tant ces postes sont dématérialisés. Il en va tout autrement pour le montant gagné par chacun.

En 2017, en France, toutes régions confondues, pour un community manager en freelance, le salaire moyen oscille entre 336 € par jour pour des personnes expérimentées (chiffres communiqués par la plateforme Malt) et 600 € par jour (montant estimé par le Journal du Community Manager).

Il ressort généralement que le salaire journalier d’un professionnel débutant tourne autour de 200 €. Cette base de calcul peut déjà vous aider à estimer la juste rémunération de votre travail. Mais il y a d’autres éléments à prendre en compte.

Pourquoi une facturation par jour ne suffit pas ?

Établir votre tarif, c’est aussi déterminer de combien d’argent vous aurez besoin pour vivre. Or, dans la vie de tout entrepreneur, toutes les heures de la journée ne correspondent pas à du travail effectif. Certains jours, vous patienterez entre deux missions, vous aurez des rendez-vous, vous effectuerez de la prospection, ou des tâches administratives… Et tout cela empiète aussi sur votre temps, et doit donc entrer dans votre comptabilité globale.

La base de calcul qui semblerait la plus simple correspond à estimer vos besoins. Disons 2 000 € par mois pour vivre. Puis d’y ajouter vos charges sociales (24,4 % en tant qu’autoentrepreneur en 2018, en intégrant le prélèvement de l’impôt), votre éventuel loyer si vous louez un bureau, et donc les frais inhérents aux déplacements et aux repas. Plus de prévoir un fonds de roulement afin d’anticiper les futurs achats (logiciels, abonnements, nouvel ordinateur…). Sans oublier une marge pour vos prochaines vacances (1/12 de salaire en plus à compter).

Puis de diviser cette somme par jour. Pour intégrer les jours perdus, cités plus haut, dans votre décompte, votre montant mensuel ne sera pas divisé par 22, mais peut-être seulement par 15.

Restez attentif aux plafonds

Depuis 2018, le plafond d’un autoentrepreneur pour de la prestation de service (ce qui est le cas pour un community manager) est de 70 000 €. Ce qui implique que, si vous travaillez 11 mois sur 12, sans journées perdues, pour un tarif de 300 € par jour, vous dépasserez les montants autorisés.

Veillez à inclure également ces notions dans vos estimations avant facturation. Sinon vous changerez de statut, avec également une modification du taux de vos charges sociales. À vous de voir si vous préférez facturer 400 € par jour, mais en ne travaillant qu’un jour sur deux, ou en dessous des barèmes du marché, au risque de brader vos prestations.